Solar Impulse s’est posé cette nuit à 1:28 à l’aéroport de Madrid Bajaras. Il avait décollé hier matin à 8:24 de l’aéroport de Payerne en Suisse pour un premier vol intercontinental qui l'emmènera à Rabat au Maroc. Le vol Madrid – Rabat devrait avoir lieu dimanche ou lundi prochain en fonction des conditions météo. Pour ce premier vol, le pilote André Borschberg était aux commandes de l’appareil, et c’est Bertrand Piccard l’initiateur du projet qui devrait piloter Solar Impulse lors de la deuxième étape.
L’avion s’est présenté au-dessus de Madrid assez tôt est à dû attendre que le trafic aérien soit plus calme pour pouvoir se poser en toute sécurité.
On notera que cette aventure utilise à plein des moyens de communication avancés. Ainsi il est possible a été possible de suivre en direct sur le site internet du projet les conversations entre le pilote et la base au sol. Il est également possible de vérifier les instruments de vol (photo ci-contre), ou encore de connaitre la position précise de l’avion.
Bien entendu Facebook, Twitter et les applications pour smartphones (Solar Impulse Inventing the Future) sont disponibles pour ne pas perdre une seconde de l’aventure
Bertrand Piccard sera présent à la conférence DERBI
C’est maintenant confirmé, Bertrand Piccard participera à la conférence du pôle de compétitivité DERBI. Il donnera en particulier une grande conférence en clôture de la manifestation qui se déroulera cette année les 15 et 16 octobre prochain à Perpignan. Renseignements : elisabeth.busquet@pole-derbi.com
14,6 % d'électricité renouvelable pour 2010 au lieu des 21 % auxquels la France s'était engagée : il est urgent de réagir et de mettre en place une politique forte, dynamique et ambitieuse conjuguant la priorité à la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables pour respecter nos engagements pour 2020. En 2001 la France s'était engagée à porter la part d'électricité renouvelable qu'elle consomme à 21 % en 2010. Las ! Les statistiques publiées en catimini le 4 juillet par le Ministère de l'Écologie montrent qu'elle n'était que de 14,6 %, ce qui veut dire une stagnation puisque en 1997, l'année servant de référence, cette part était déjà de 15%.
Aujourd'hui, un nouvel objectif a été fixé pour 2020 et il nous appartient d'écrire une nouvelle page: la France doit atteindre une part de 23 % d'énergies renouvelables dans sa consommation globale. Pour cela, elle s'est engagée à travers son « Plan national d'action » à atteindre des parts d'énergies renouvelables respectivement de 27 % pour l'électricité, 32 % pour la chaleur et 10 % pour les transports (biocarburants). Contrairement à l'objectif 2010, celui-ci est légalement contraignant, c'est-à-dire que la France a l'obligation de l'atteindre sous peine de sanctions européennes.
Mais au-delà des engagements européens, notre politique en faveur d'un système énergétique durable doit être plus ambitieuse que jamais pour initier une transition énergétique qui permettra de limiter les émissions de gaz à effet de serre, réduire notre dépendance vis-à-vis des importations de pétrole, de gaz et d'uranium et assurer le développement économique de nos territoires. Le CLER appelle à tirer tous les enseignements de l'échec de la politique énergétique de la dernière décennie. Pour y contribuer, il est prêt à mettre à disposition de l'ensemble de la communauté nationale le savoir-faire et l'expérience de son réseau d'adhérents.
Comme nous l'avons fait il y a dix ans, nous tenons particulièrement à insister sur l'impossibilité d'atteindre ces objectifs sans la mobilisation la plus large de l'ensemble des acteurs des territoires et sans la mise en oeuvre d'une vision globale alliant sobriété énergétique et énergies renouvelables. Plus de détails...
« La situation prévisionnelle de l'équilibre entre l'offre et la demande d'électricité en France continentale présente un risque faible pour l'ensemble de l'été 2011 », annonce RTE (Réseau de transport d'électricité), jeudi 9 juin 2011, dans son « analyse prévisionnelle » pour l'été 2011. « Une aggravation notable et durable de la situation hydrologique actuelle pourrait certes conduire à des baisses de production significatives. Mais, dans un tel scénario, et pour des températures proches des températures normales, RTE n'identifie pas de contrainte importante. » En effet, la France aurait la possibilité de recourir à « un approvisionnement sur les marchés européens ».
Selon RTE, « la disponibilité prévisionnelle du parc de production français devrait être en baisse à partir de juillet par rapport à la vision prévisionnelle de l'été 2010 », du fait d'un « planning d'entretien des centrales de production plus contraignant en 2011 qu'en 2010, malgré l'arrivée de nouveaux moyens de production (thermique classique, éolien, photovoltaïque) ».
LE SCÉNARIO CANICULAIRE ÉTUDIÉ
En cas de canicule « durable » (caractérisée par des températures supérieures de 7°C aux températures normales), qui impliquerait une baisse de capacité d'environ 11 300 mégawatts et un surcroît de consommation, « le recours à un approvisionnement sur les marchés européens pourrait aussi être nécessaire […], en particulier à partir de mi-août ». « Le niveau d'import resterait cependant compatible avec les capacités d'échanges transfrontalières. »
RTE nuance toutefois son analyse : « Une période de canicule conjuguée à une situation hydrologique défavorable exigerait un suivi attentif des paramètres météorologiques et des conséquences induites sur la disponibilité du parc de production français. Les informations actuelles font apparaître, dans un tel scénario, des situations contraignantes mais compatibles avec les capacités d'échanges transfrontalières pour la première moitié de l'été. L'étude sera réactualisée courant juillet si nécessaire.» __________________________________________________________________________________________
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Le célèbre constructeur automobile a annoncé cette semaine le lancement d'un grand projet visant à équiper en panneaux solaires ses usines de Maubeuge et de Douai. A terme, 170 000 m2 de panneaux seront installés. Il s'agit du « plus grand projet photovoltaïque du monde dans le secteur automobile », si l'on en croit le constructeur. Ce sont en effet 170 000 m2 de panneaux solaires, 85 000 par usine et l'équivalent de 24 terrains de football, qui viendront ainsi fournir de l'énergie aux deux sites. Ils équiperont les centres de livraison et d'expédition des deux usines ainsi que le parking du personnel du site de Maubeuge. Réalisé en partenariat avec l'entreprise Gestamp Solar, le chantier débutera normalement au cours de l'été et devrait se terminer début 2012. Il devrait permettre de fournir aux usines l'équivalent de la consommation électrique annuelle d'une ville de 15 000 habitants. __________________________________________________________________________________________
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Parmi les objectifs du Grenelle de l'environnement figure la généralisation des Bâtiments Basse Consommation (BBC) en 2012. La nouvelle réglementation thermique va rendre le photovoltaïque incontournable, et tout particulièrement pour les constructions neuves. Solairedirect innove en rendant le photovoltaïque accessible à tous les accédants à la propriété en profitant d'une installation à 10 % de son prix marché et en bénéficiant d'un loyer solaire pendant vingt ans, le propriétaire compense en grande partie sa facture énergétique et fait un grand pas en avant vers le bâtiment à énergie positive.
En contrepartie d'un bail que le propriétaire accorde à Solairedirect pour exploiter son installation, les propriétaires de maisons neuves qui optent pour une maison en version photovoltaïque profitent de nombreux avantages : • Solairedirect prend en charge jusqu'à 90 % du coût de l'équipement photovoltaïque et permet donc au propriétaire d'accéder à une installation solaire à un prix modique, installation qui participe éventuellement à la labellisation BBC du logement. • Pendant 20 ans, le propriétaire perçoit un loyer annuel lié à sa production d'électricité valorisée à un tarif proche du prix de l'électricité consommée. Ce loyer, qui couvre tout ou partie de la facture énergétique du foyer, elle-même diminuée par la meilleure qualité du logement, peut atteindre 800 € par an. • Sa maison prend de la valeur grâce à une performance énergétique améliorée et à son équipement photovoltaïque. En cas de revente, son successeur bénéficie des mêmes conditions. BBC + Photovoltaïque = réduction de 80% de sa facture énergétique*
Avec ce modèle, une maison BBC de 106m² à Montélimar avec un toit solaire d'une puissance de 6KWc permet, avec un investissement initial de l'ordre de 5000 €, de : - réaliser une économie totale sur 20 ans de 30 000€, - couvrir 82 % du coût énergétique de la maison grâce au loyer solaire versé.
Cette offre concerne les futurs propriétaires de maisons neuves et s'adresse aux Constructeurs de Maisons Individuelles (CMI). Grâce à Solairedirect, ils peuvent désormais proposer en toute simplicité à leurs clients, un produit labellisé BBC avec un surcoût limité, tout en faisant bénéficier leurs clients d'un revenu complémentaire. Solairedirect fournit le matériel à un prix bonifié ultra compétitif et l'exploite sur la durée du contrat de rachat d'électricité, les revenus étant partagés avec le propriétaire via le versement d'un loyer. Autre avantage, Solairedirect s'occupe de tout et assure une maintenance gratuite pendant toute la durée du contrat.
Selon Amaury Korniloff, Directeur Général Délégué de Solairedirect : « Le photovoltaïque est un élément incontournable et désormais accessible à tous pour réduire son budget énergétique. Ce modèle, très innovant pour notre métier, et calqué sur celui d'un opérateur de téléphonie mobile, fait sens face à l'impasse dans laquelle se trouvait l'électricité solaire en France. Nous mettons aujourd'hui tout notre savoir-faire au service des professionnels du bâtiment et des futurs propriétaires de maisons neuves pour que, dès aujourd'hui, les toits solaires soient un élément constitutif d'une maison. » Plus d'infos... __________________________________________________________________________________________
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Le SER (Syndicat des énergies renouvelables) annonce la publication « à l'automne 2011 » d'un livre blanc qui rassemblera « les préconisations des professionnels pour dépasser les 23 % »d'énergies renouvelables à l'horizon 2020, annonce son président Jean-Louis Bal, mardi 26 avril 2011. « Nous pensons qu'après les élections présidentielle et législatives de 2012, il faudra repasser par la case législative, car les moyens ne sont pas à la hauteur des objectifs », poursuit-il. Ces élections seront « l'occasion de relancer une dynamique favorable aux énergies renouvelables », estime encore l'ancien directeur des énergies renouvelables de l'Ademe, qui rappelle le contexte de la hausse du prix du pétrole, du réchauffement climatique « qui reste [une] préoccupation essentielle », et de l'importance de la « sûreté des installations de production », en référence aux accidents nucléaires de Fukushima.
L'objectif de 23 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique français doit désormais être considéré comme « un minimum qu'il faudra dépasser »,déclare encore Jean-Louis Bal. Or, selon les calculs du SER, au rythme actuel de développement des installations renouvelables, il manquera 7 millions de tonnes équivalent pétrole en 2020 sur les 20 millions de tonnes équivalent pétrole nécessaires pour atteindre 36 millions de tonnes équivalent pétrole, soit « 35 % de l'objectif ». Cette évaluation « devrait être confiée au comité de suivi des énergies renouvelables, institué par la loi Grenelle II, au sein du Conseil supérieur de l'énergie », mais il n'a pas encore été créé, regrette Jean-Louis Bal.
Le SER fait déjà des recommandations sectorielles au gouvernement actuel.
ÉOLIEN TERRESTRE. Le SER souhaite une révision et une simplification des procédures, « en particulier l'imposition du plancher des 5 mâts minimum, qui supprime 10 % des projets dans l'Hexagone et jusqu'à un projet sur 2 dans certaines régions, voire plus, comme en Bretagne, en Basse-Normandie et dans les Pays-de-la-Loire ». Le syndicat professionnel plaide également pour un allégement de la fiscalité.
« Nous sommes très inquiets pour l'année à venir », confie à AEDD Nicolas Wolff, directeur général France de Vestas, vice-président du SER et président de FEE (France énergie éolienne), branche éolienne du SER. Les décrets d'application des dispositions de la loi Grenelle II, auxquelles le SER est opposé, seront publiés prochainement. Ils transformeront notamment les éoliennes en ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement) et imposeront des garanties financières pour financer leur fin de vie.
« Une des menaces les plus importantes concerne les radars de Météo France, qui pourraient compromettre 3 000 à 4 000 mégawatts », indique Jean-Louis Bal. L'administration travaille actuellement à une réglementation afin que les éoliennes ne perturbent pas le fonctionnement de ces radars.
Selon Nicolas Wolff, une circulaire sur les ZDE (zones de développement de l'éolien), attendue « depuis novembre 2010 », n'a toujours pas paru. Résultat :« Les ZDE sont complètement stoppées et le taux d'obtention de permis ralentit chaque mois », témoigne l'industriel. Quant aux SRCAE (schémas régionaux climat, air, énergie), qui comportent un volet éolien, leur élaboration accuse« un gros retard ». Au total, « il faut 4 ans pour obtenir un permis »,assure-t-il encore. Un délai qui s'explique en partie par le fait que « 36 % des permis sont l'objet de recours ».
En 2010, 1 100 mégawatts supplémentaires ont été installés, portant le parc français à 5 700 mégawatts. Le SER évalue à « 1 500 mégawatts » la puissance que la France devrait installer chaque année pour atteindre son objectif de 19 000 mégawatts d'éolien terrestre à l'horizon 2020.
ÉOLIEN OFFSHORE. Le gouvernement devrait publier en mai un appel d'offres de 3 000 mégawatts sur l'éolien offshore. Pour le SER, les zones déjà identifiées (Le Tréport, Fécamp, Courseulles, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire) ne permettront pas de réaliser cet objectif, qui correspond à la moitié de l'objectif offshore global. Il recommande l'ajout d'une zone supplémentaire. « Nous avons bon espoir du côté de la zone de Noirmoutier », indique Jean-Louis Bal. Le préfet de Loire-Atlantique avait proposé cette zone qui avait obtenu le soutien de plusieurs élus locaux. Mais Philippe de Villiers, alors président du conseil général de Vendée, s'y était opposé et avait obtenu gain de cause auprès de l'Élysée, selon Jacques Auxiette, président socialiste de la région des Pays-de-la-Loire.
Le SER demande également que soit supprimé du cahier des charges « le caractère éliminatoire de la note, attribuée à un prix d'achat de l'électricité demandé qui dépasserait le prix maximal déterminé par zone », car cela « conduirait les différents candidats à diminuer artificiellement les prix proposés, compromettant ainsi l'équilibre économique des projets ».
Enfin, Jean-Louis Bal souhaite que soit lancé « dès maintenant le deuxième appel d'offres » relatif à la deuxième tranche de 3 000 mégawatts.
PHOTOVOLTAÏQUE Le SER continue à demander au gouvernement de revoir les dispositions qu'il a prises sur le photovoltaïque à la suite du moratoire sur les tarifs photovoltaïques de décembre 2010 à mars 2011. Il met en cause « la contrainte de 500 mégawatts maximum installés chaque année dont 300 mégawatts d'appels d'offre », le « mécanisme de dégressivité trimestrielle du tarif d'achat » et demande « une simplification des procédures administratives ». Il propose un objectif global de 15 000 mégawatts à l'horizon 2020, au lieu des 5 400 mégawatts prévus par le Grenelle.
HYDROÉLECTRICITÉ Le syndicat professionnel s'inquiète du projet de classement des cours d'eau qui pourrait geler « 90 % du potentiel hydroélectrique ».
BIOMASSE Le SER rappelle que sur les 2 premiers appels d'offre, « seuls 102 mégawatts ont été mis en service sur les 569 mégawatts de projets sélectionnés ». Il «considère que les appels d'offre ne sont pas le mécanisme de soutien approprié» et « étudie un nouveau mécanisme de soutien pour la biomasse électrique qui permettrait de développer la filière à hauteur des objectifs du Grenelle ».
FONDS CHALEUR Satisfait du fonctionnement du fonds chaleur, le syndicat professionnel demande que son budget soit porté à 600 millions d'euros annuels.
BÂTIMENTS Jean-Louis Bal pointe les résultats « extraordinairement médiocres » obtenus par le plan bâtiment Grenelle sur le volet rénovation des bâtiments. Le SER estime nécessaire de « se donner impérativement les moyens d'atteindre les objectifs fixés par les lois Grenelle en matière de performance énergétique et de promotion des énergies renouvelables dans le secteur de l'habitat et du tertiaire». __________________________________________________________________________________________
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Alors que le débat sur la politique énergétique revient en force dans l'actualité, France Biomasse Energie (FBE), la branche biomasse du Syndicat des énergies renouvelables, se réjouit des premiers résultats enregistrés par le « Fonds Chaleur renouvelable ». Ce fonds, piloté par l'ADEME, a permis de financer plus de 1000 projets d'installations de chaleur renouvelable en 2009-2010 pour un montant cumulé de 417 millions d'euros. Les professionnels saluent la dynamique du dispositif et demandent son maintien à un niveau d'aide ambitieux et conforme aux engagements du Grenelle de l'Environnement. Plus de 40% de l'effort exigé pour atteindre 23% d'énergies renouvelables en 2020 incombe aux filières bois et biomasse solide.
Le Fonds Chaleur renouvelable est un engagement majeur du Grenelle de l'environnement. Lancé en janvier 2009 et piloté par l'ADEME, ce dispositif financier alloue des aides aux entreprises et collectivités pour s'équiper de systèmes de production de chaleur utilisant les énergies renouvelables telles que le bois, le biogaz, la géothermie ou l'énergie solaire.
Selon les chiffres consolidés de l'ADEME, le Fonds chaleur a permis d'aider 1061 projets dont 575 projets de solaires thermiques sur la période 2009-2010 pour une production annuelle de chaleur renouvelable de 529 000 tonnes-équivalent-pétrole (tep), de quoi chauffer 530 000 foyers. Cette production de chaleur renouvelable représente 260 millions d'euros d'économie par an dans la balance commerciale au prix actuel du baril de pétrole.
► Ce bilan intermédiaire confirme le caractère extrêmement performant du Fonds Chaleur : sur une période de 20 ans (durée de vie moyenne des équipements financés), la production d'une tonne-équivalent-pétrole mobilise environ 40€ de soutien public, soit un niveau de dépense extrêmement faible pour la collectivité.
► Au regard de l'efficacité du dispositif, les professionnels des énergies renouvelables rappellent la nécessité de pérenniser le Fonds Chaleur au-delà de 2013, conformément aux engagements du Grenelle de l'Environnement (dotation d'un milliard d'euros sur trois ans dans un premier temps et montée progressive jusqu'en 2020 de la dotation budgétaire annuelle à 800 millions d'euros).
Alain Juppé, ministre des Affaires Etrangères, garde un oeil sur la problématique écologique. La preuve ! Il sera présent sur NEED, la convention d'affaires des acteurs de l'économie verte dont la 3ème édition se tient à Bordeaux jeudi 24 mars. A cette occasion, il prononcera à 18h00 une allocution sur « la cité verte : une utopie possible ! ». Un sujet qui concerne directement la Ville de Bordeaux dont le Maire - et 1er Vice-président de la Communauté Urbaine - souhaite faire une « métropole millionnaire à la fois durable et créative » à l'horizon 2030.
A cet effet, le projet urbain « 2030 : vers le Grand Bordeaux, une métropole durable » a été lancé par Alain Juppé en 2010. Il va notamment concerner la rénovation et la réhabilitation de quartiers entiers comme les Bassins à Flot ou la zone Euratlantique, située autour de la gare Saint-Jean, qui accueillera la future ligne à grande vitesse (LGV). Ce projet urbain prévoit également la création d'écoquartiers tels que Ginko actuellement en construction aux abords du Lac et une grande exigence environnementale dans les constructions et les espaces verts. Ce sont ainsi 10 à 15 000 logements nouveaux et 800 000 m² de locaux d'activités qui permettront de soutenir le développement des écoindustries et de l'économie créative et accompagner l'arrivée de 30 000 habitants supplémentaires sur la ville.
Pour mémoire, NEED Le Forum, c'est trois grands débats :
L'économie circulaire et les filières industrielles vertes de 9h à 10h avec la participation de Nathalie Boyer, déléguée générale, OREE
La cité verte : une utopie possible de 18h à 18h30 avec la participation d'Alain Juppé, Maire de Bordeaux et Premier Vice-président de la Communauté urbaine de Bordeaux
Economie verte entre rêve et réalité de 18h30 à 19h30 avec la participation d'Alain Rousset, Président du Conseil régional d'Aquitaine
Une vingtaine d'ateliers thématiques dont recyclage des mâchefers, métiers de la croissance verte, Transferts et écotechnologies : parcours d'une idée, du laboratoire à l'entreprise.
Des animations autour de la ville intelligente, du management durable avec un world café, de l'amélioration des performances énergétiques.
1 000 professionnels et décideurs de l'économie verte et plus de 400 RDV d'affaires Plus d'infos...
Tous les besoins énergétiques mondiaux pourraient être couverts par une énergie propre, renouvelable et économique d'ici 2050. C'est le résultat de la nouvelle étude du WWF.
Le « Rapport Energie » présente d'une part un scénario mis au point par le bureau de consultants en énergie Ecofys, et d'autre part, une analyse et des recommandations du WWF. Il montre que d'ici 2050, les besoins énergétiques en électricité, en transport, pour l'industrie et pour les ménages pourraient être couverts en n'ayant qu'un recours résiduel isolé aux combustibles fossiles et nucléaires. « Ce rapport montre qu'une telle transition est non seulement possible mais aussi économiquement viable, fournissant de l'énergie abordable pour tous et la produisant de manières soutenables par l'économie globale et la planète » explique James P. Leape, Directeur général du WWF-International.
Selon le scénario d'Ecofys, la demande énergétique en 2050 serait globalement inférieure de 15% à ce qu'elle était en 2005. Et malgré l'augmentation de la population, de la production industrielle, du fret et des voyages, des mesures ambitieuses d'économie d'énergie nous permettrons de faire plus avec moins. Le scénario prévoit aussi une énergie accessible à tous réduisant par là-même la pauvreté. James P. Leape, Directeur général, WWF-International ajoute que « La transition posera des défis significatifs mais j'espère que ce rapport inspirera les gouvernements et le monde des affaires à s'attaquer à ces défis et simultanément à réagir promptement pour faire de l'économie renouvelable une réalité. Il n'y a rien de plus important que notre capacité à créer un futur renouvelable ».
En fournissant une énergie propre, le rapport estime que les économies réalisées grâce à la baisse des coûts de l'énergie, par rapport à un scénario économique actuel, atteindraient environ 4 000 milliards d'euros rien que pour l'année 2050. De plus, les conflits liés à l'énergie seront évités ainsi que les pollutions massives, conséquences inhérentes à l'exploitation des énergies fossiles qui se fera de plus en plus dans des zones instables au niveau politique ou environnemental en raison de la limitation des réserves. Enfin, le scénario du « Rapport Energie » prévoit d'ici 2050 une réduction de 80% des émissions mondiales de CO2 issues du secteur de l'énergie, ce qui permettrait de limiter de façon très probable l'augmentation moyenne de la température à 2°C et donc d'éviter le risque d'un changement climatique catastrophique. Le mix énergétique du futur : l'énergie solaire, l'énergie du vent, l'énergie de l'océan, l'énergie géothermique, l'énergie hydraulique (actuellement la plus grande source d'énergie renouvelable dans le monde), la bioénergie (bois énergie, agrocarburant, algocarburant). Plus d'infos...
L’Ademe a rendu public le 6 janvier sur son site internet, un appel à manifestations d’intérêt relatif au solaire. Les propositions sont attendues dans quatre mois au plus tard.
L’AMI est structuré autour de 3 thématiques :
le solaire thermodynamique,
le solaire thermique
le solaire photovoltaïque à concentration.
L’objectif ultime de chaque démonstrateur de recherche, démonstrateur préindustriel, et plateforme technologique est de contribuer à minimiser le coût de l’énergie délivrée (électricité et/ou chaleur) ou de la puissance garantie, et ceci dans une gamme de puissance allant de quelques kW à une dizaine de MW.
Les projets retenus permettront de :
contribuer à l’émergence de composants technologiques à haut rendement (réflecteurs, lentilles, systèmes de suivi, capteurs, composants de stockage intermédiaire de chaleur, machines de conversion chaleur/électricité, etc),
développer des systèmes plus performants et rentables, pour le solaire thermique,
permettre la mutualisation des systèmes solaires thermiques à l’échelle de plusieurs logements ou activités industrielles ou tertiaires,
expérimenter en conditions réelles, des composants technologiques de centrales solaires thermodynamiques et photovoltaïques à concentration,
intégrer une composante solaire thermodynamique dans des prototypes ou des systèmes énergétiques déjà disponibles commercialement,
expérimenter de nouveaux modèles d’affaires notamment à l’export.
Date et heure limite de dépôt des dossiers : 13 mai 2011 à 15h