Les pôles Alsace Energivie, CapEnergies, DERBI, S2E2 et Tenerdis se
réunissent le mercredi 26 juin 2013 à Paris 7e dans l'hémicycle du
Conseil Régional d'Île-de-France, 57 rue Babylone. L'objectif de cet
événement est de témoigner du fort potentiel d'innovation des acteurs
français et de leur capacité à développer des filières d'excellence,
créatrices de valeur et d'emploi industriel dans le cadre de la
transition énergétique, élément clé de la transition écologique
souhaitée par l'Etat.
Cette double transition sera source de mutations progressives des usages
autant domestiques que professionnels. Il est donc indispensable de
mettre en place un tissu industriel capable d'accompagner cette
évolution de façon compétitive et sur le long terme. C'est la mission
des pôles de compétitivité du secteur des énergies renouvelables et de
l'efficacité énergétique. Le programme du colloque...
L'Imeder (Institut méditerranéen des énergies
renouvelables) organise un colloque international sur la formation en énergies
renouvelables. Ce colloque auquel participeront des délégués de l’ensemble du
bassin méditerranéen se déroulera au sein de l'Université Al Akhawayne (photo).
Cette rencontre d'IFRANE dans l'Atlas marocain,
initiée et organisée par l'AMISOLE (Association marocaine de l’énergie solaire),
a pour objectif de jeter les bases de l’organisation de la formation des acteurs
des EnR dans les années à venir.
En effet, le développement des énergies renouvelables
aura à faire appel à des compétences multiples et pluridisciplinaires, leur
promotion dans nos régions dépendra en partie des moyens humains qui pourront
être mobilisés.
Programme :
L’université d’IFRANE, petite ville du Moyen Atlas
marocain a été choisie pour accueillir cette manifestation au sein de
l'université Al Akhawayne. Les représentants membres d'IMEDER de chaque pays
ainsi que des professeurs d'écoles d'ingénieurs, centre de formation
professionnelle et des universités partenaires des rives nord et sud de la
méditerranée, ainsi que les membres et partenaires du projet Tempus
se retrouveront pendant deux jours les 29 et 30 mai prochain. Tous les détails du programme sont
disponibles en cliquant ici
La RT 2012 est entrée en vigueur au 1er janvier 2012. Depuis cette date,
les auteurs -directeurs du bureau d'études thermiques SÉNOVA- ont senti
la nécessité de compléter l'édition initiale suite aux nombreuses
questions que se posaient tous les acteurs de la construction sur cette
réglementation thermique. « Aujourd'hui, ils se sentent démunis face au
flux d'informations peu précises sur les exigences, les contrôles, les
étapes clefs à respecter, les conséquences concrètes, etc. Les
particuliers qui font construire ou rénover leur habitation ont dû mal à
s'y retrouver, et il est difficile pour un architecte, un promoteur, un
artisan, un constructeur, un syndic d'être au fait des nouveaux enjeux
pour s'adapter à l'évolution de son métier », explique Dimitri Molle.
Cette deuxième édition, réactualisée et augmentée, a pour objectif
d'apporter au lecteur -particulier ou professionnel- les clés concrètes
pour réussir un projet de construction selon les exigences de la RT 2012
ou un projet de rénovation énergétique selon les critères a minima de
la RT Existant, en copropriété ou en maison individuelle. La partie
consacrée à la rénovation -entièrement reprise- permet de mieux
conseiller les particuliers qui souhaitent améliorer l'efficacité
énergétique de leur habitation. Ils y trouveront des pistes de travaux à
prioriser en fonction de l'objectif recherché (rentabilité, économie
d'énergie, confort thermique, etc.).
Un mode d'emploi détaillé pour réaliser des économies d'énergie, mettre
sa maison aux nouvelles normes et répondre aux nouvelles exigences
thermiques. Grâce à leur expertise, les auteurs délivrent les meilleurs
conseils pour respecter cette nouvelle réglementation. A propos des
auteurs. Dimitri Molle et Pierre-Manuel Patry, diplômés de l'École
Centrale, sont les fondateurs de SÉNOVA, bureau d'étude thermique et
organisme de formation accrédité spécialiste de l'habitat, intervenant
sur tout type de projets partout en France. Plus d'infos...
Dans
le contexte de débat national actuel sur la transition énergétique et
les mesures d'urgences pour la relance de la filière photovoltaïque
française annoncées par le Ministère de l'Ecologie, du Développement
durable et de l'Energie en janvier dernier, Evasol, le 1er installateur
solaire résidentiel en France, poursuit sa stratégie de relance et se
réapproprie sa position de précurseur sur le marché en lançant la Rente
Solaire®.
Depuis sa reprise en septembre 2012 par Giordano Services, une filiale
de l'industriel Giordano, fabricant français de chauffe-eau solaires,
Evasol a peaufiné sa stratégie de rupture avec les offres
traditionnelles du secteur partant du principe qu'il fallait proposer la
solution photovoltaïque au plus grand nombre et donc éliminer la
contrainte de l'investissement initial. Basé sur un système locatif de
toiture, le solaire devient non plus une dépense mais exclusivement une
source de revenus garantis. « Cette offre symbolise tout ce que le
photovoltaïque devrait apporter à la décentralisation énergétique et
donc aux particuliers, une solution transparente, écologique, simple et
garantie rentable, libérée des changements de réglementation à
répétition » explique André Perrotin, Président d'Evasol.
Un principe simple : Aucun investissement de départ
Pour pouvoir bénéficier de l'offre rente solaire, il suffit d'être
propriétaire ou locataire d'une toiture avec un espace suffisant pour
l'installation de panneaux disponible dans une résidence principale ou
secondaire, dépendance ou local professionnel. L'investisseur finance
ensuite les toitures photovoltaïques installées chez le particulier et
reverse une part conséquente de la recette au propriétaire de la maison.
Ce programme permet donc au bénéficiaire de devenir un acteur de
l'énergie en France en coopération avec des milliers de particuliers.
Fort de son expérience de leader de l'installation photovoltaïque en
France, Evasol sera le distributeur et installateur exclusif de ce
programme.
« Pour une toiture de 50 m² disponible, 500 euros par an ferme seront
versés au bénéficiaire et l'intégralité de l'investissement sera pris en
charge : étude, installation, raccordement et entretien pendant 20 ans »
conclut André Perrotin. L'offre est pour l'instant limitée. Pour toute
demande reçue, un technicien passera systématiquement au domicile du
demandeur pour vérifier la faisabilité du projet. Plus d'infos...
L'ADEME prend la tête du Club EnR pour l'année 2013, une année charnière
en matière d'enjeux énergétiques en Europe, notamment avec la mise en
place de la nouvelle Directive sur l'efficacité énergétique et les
discutions budgétaires relatives à la stratégie de l'Union « pour une
croissance intelligente et durable » pour la période 2014-2020. Cette
association, composée de 25 agences nationales de maîtrise de l'énergie
issues de 24 pays européens, dont 19 sont membres de l'Union européenne,
travaille à la mise en oeuvre des politiques d'efficacité énergétique
et au développement des énergies renouvelables. Les actions de l'ADEME à
la Présidence du Club auront à la fois pour ambition d'être une force
d'influence sur les politiques européennes, de renforcer sa visibilité
auprès des instances internationales et d'améliorer les échanges
d'informations entre ses différents membres.
Encourager la maîtrise de l'énergie en Europe et dans le monde
Discussions budgétaires pour les programmes 2014-2020, adoption de la
Stratégie énergies renouvelables post 2020, nouvelle Directive sur
l'efficacité énergétique, mise en place de plans d'actions smart grids
pour la finalisation du marché de l'énergie en 2014… Cette année 2013
est riche en défis pour le Club EnR alors que les objectifs des 3 x 20%1 du
paquet « énergieclimat» risquent en partie de ne pas être atteints en
2020. Pour accélérer la dynamique collective déjà enclenchée, l'ADEME
pilotera, avec l'ensemble des membres du Club, des actions qui porteront
notamment sur :
• L'organisation d'un atelier sur la performance des financements
publics pour l'efficacité énergétique au Parlement européen en mai 2013.
L'étude comparative sur les mesures dans le bâtiment en cours de
réalisation par l'ADEME sera valorisée à cette occasion.
• La coordination de la campagne européenne sur les Contrats de
Performance Energétique, dans le cadre de la nouvelle Directive, par
l'identification d'opérations exemplaires, la prise de contacts avec les
décideurs nationaux et régionaux et la participation des agences aux
différents événements nationaux organisés par la Commission. L'objectif
de cette campagne est notamment de financer des projets sans faire appel
aux financements publics.
• Le renforcement des liens avec la Direction générale de la Recherche
pour prendre en compte la nouvelle organisation de la Commission pour la
stratégie 2014-2020. Une première étape concernera les suites du
programme Energie Intelligente pour l'Europe qui seront intégrés dans le
nouveau Programme-cadre de Recherche, Développement et Innovation «
Horizon 2020 ».
• La publication d'« avis du Club » en particulier sur les Directives
Label et Eco-design qui seront bientôt révisées, ainsi que sur certains
points clés de la Directive efficacité énergétique.
Pour asseoir sa visibilité et son rayonnement, l'ADEME amorcera par
ailleurs une ouverture du Club à l'international (pays méditerranéens et
agences internationales comme IRENA2) en réalisant une enquête sur les
activités de ses membres à l'extérieur des pays de l'Union européenne.
Mobiliser des experts au service de la maîtrise de l'énergie
Le Club EnR réunit 8 groupes de travail thématiques : efficacité
énergétique, outils de suivi des politiques, énergies renouvelables,
bâtiment, transport, comportements, labels et industrie. Composés des
experts des agences du Club, de représentants d'organisations ou de
personnalités extérieures invitées pour leur expertise, ces groupes de
travail ont pour but de faciliter les échanges et de mettre au point des
documents de fond représentant l'avis des 25 agences sur des thèmes
aussi variés que le paquet climat-énergie, le Plan d'Action Européen sur
l'Efficacité Energétique, la mobilité urbaine, la Directive sur la
Performance Energétique des Bâtiments (EPBD)… ___________________________________________________________________________________________
Quelques projets européens à l'actif du Club :
• Le projet ODYSSEE - MURE a permis de mettre en place des outils de
référence pour l'élaboration et l'évaluation des politiques d'efficacité
énergétique en Europe. Des bases de données sur l'efficacité
énergétique ont été constituées ; elles comprennent 1400 mesures et 200
indicateurs, désormais utilisés pour l'évaluation des politiques dans 18
pays.
• TOPTEN est un site Internet qui permet de mesurer les consommations
des appareils électroménagers. Ce site attire aujourd'hui 3 millions de
visiteurs par an.
• Eco-will est un site qui permet de se former à la conduite économe.
Pour plus d'informations, RDV sur le site du Club EnR Plus d'infos...
Le Premier ministre vient de publier un
communiqué qui renouvelle le Conseil d’Administration de
l’Ademe et propose Bruno Léchevin (photo) comme futur Président.
L’Agence de
l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME) est un acteur majeur de
la transition écologique engagée par le Gouvernement. Opérateur de l’État pour
la mise en œuvre des politiques d’efficacité énergétique, le développement des
énergies renouvelables innovantes et la prévention de la pollution et des
nuisances, l’ADEME devra prendre toute sa part, en liaison avec ses
partenaires, notamment les collectivités locales, pour être un moteur de la
transition écologique, au service de la compétitivité, de l’emploi et de
l’excellence environnementale.
Sur la
proposition de Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable
et de l’Energie, et de Geneviève Fioraso, Ministre de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche, le Premier ministre a procédé dans cette perspective au
renouvellement de son Conseil d’Administration.
Le Conseil
d’Administration sera désormais composé de :
Mme Patricia
Blanc, directrice générale de la prévention des risques
M. Bruno Léchevin, délégué général du Médiateur de l’énergie
M. Laurent Michel, directeur général de l'énergie et du climat
Mme Maria Faury, directrice scientifique à la direction générale pour la
recherche et l'innovation
M. Yves Robin, chef du service de l'industrie à la direction générale de la
compétitivité, de l'industrie et des services
Mme Kathy Narcy, sous-directrice à la direction générale de l'aménagement, du
logement et de la nature
M. Eric Giry, chef de service à la direction générale des politiques agricole,
agroalimentaire et des territoires
M. Laurent Machureau, sous-directeur à la direction du budget
M. Jean-François Cordet, préfet de la région Picardie
Mme Hélène Gassin, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France
M. Jean Dey, premier vice-président du conseil général de la Seine-et-Marne
M. Bernard-Alain Charrier, maire honoraire de Nersac (Charente)
Mme Maryse Arditi, représentante de l'association France nature environnement
Mme Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche au commissariat à
l’énergie atomique
M. Alain Maugard, président de Qualibat
M. Gilles Vermot-Desroches, directeur du développement durable chez Schneider
Electric 2
M. Nicolas
Garnier, délégué général de l’association nationale des collectivités, des
associations et des entreprises pour la gestion des déchets, de l’énergie et
des réseaux de chaleur (Amorce).
Le
gouvernement proposera au Président de la République de nommer Bruno Léchevin
en tant que futur Président-Directeur général de l’ADEME, dans le respect de la
procédure prévue à l’article 13 de la Constitution, et notamment sous réserve
de l’avis des commissions du Parlement compétentes.
Titulaire
d’un diplôme de troisième cycle de l’Institut d’études politiques de Paris, M.
Bruno LECHEVIN a débuté sa carrière à EDF. Il a ensuite exercé différents
mandats syndicaux. Il a notamment été secrétaire général de la fédération CFDT
de l’énergie et membre du bureau national confédéral jusqu’en 1997.
Nommé en
2000, pour deux ans, commissaire de la Commission de régulation de l'énergie
(CRE), il a vu son mandat renouvelé pour six ans. Délégué général du médiateur
national de l’énergie depuis 2008, il exerçait en parallèle le rôle de
conseiller spécial auprès du Président de la CRE.
Son
engagement en faveur de la protection des consommateurs et des économies
d’énergie, ainsi que la lutte contre la précarité énergétique, le désignent
pour l’exercice de cette mission. Il accompagnera le gouvernement dans ses
travaux pour engager la France sur le chemin de la transition énergétique,
ainsi que dans les autres chantiers issus de la conférence environnementale.
François Hollande est intervenu mardi en ouverture du sixième « World
Future Energy Summit » qui réunit à Doha près de 3000 participants dont de
très nombreux chefs d’Etats. L’occasion pour le Président de la République de
proposer de passer à l’action pour préparer l'après-pétrole.
« Nous partageons les mêmes préoccupations, mais nous devons aussi
partager les mêmes ambitions. L'heure n'est plus à la dispersion ou aux
constats complaisants mais à l'action », a déclaré M. Hollande dans son
allocution.
« Nous devons donc nous rassembler, rassembler nos forces, nos
ressources », a-t-il dit, appelant à « davantage d'investissements dans
les énergies renouvelables pour préparer l'après-pétrole ».
« La France veut faire de la transition énergétique une grande cause
nationale, européenne et mondiale, et elle sait qu'ici elle a des partenaires
qui seront au rendez-vous de la conférence climat de 2015 », a-t-il dit,
rappelant que la France était candidate pour accueillir cette conférence de
l'ONU.
« Nous devons nous fixer des objectifs réalistes mais volontaristes et
nous devons assurer aussi l'égal accès à toutes les énergies, à toutes les
matières premières », a déclaré M. Hollande appelant à la « solidarité ».
Les organisateurs du sommet de trois jours, qui se tient simultanément à un
sommet sur l'eau, ont indiqué qu'environ.
M. Hollande a estimé que 300 milliards de dollars d'investissements dans ces
énergies étaient nécessaires cette année (contre 257 milliards de dollars en
2011) et cela même dans un contexte de crise économique.
Voici l'édito de la prochaine édition de Plein Soleil, à paraitre la semaine prochaine lors du salon Energaïa à Montpellier:
A l'heure où le terme de compétitivité est devenu l'alpha et l'oméga
dans tous les discours de politique économique français, le solaire
photovoltaïque offre sur ce point un exemple édifiant. Si d'aucuns
imputent la baisse des prix des modules photovoltaïques à la
surproduction mondiale - ce qui est en partie vrai -, elle n'est pas non
plus due également à cette seule surproduction mais aussi aux progrès
permanents qu'enregistre la filière.
La R&D, l'optimisation des process et les démarches qualité se sont
mis en branle partout dans le monde. Le prix du silicium a quasiment été
divisé par deux sur la seule année 2012 passant de 50 dollars le kilo à
28 dollars actuellement. Les rendements des cellules ne cessent de
croître. La société française Air Liquide participe notamment de ce
mouvement en développant des gaz silanes capables de faire monter
l'efficience des cellules de 0,3 à 0,5%. Un meilleur rendement pour une
même cellule, voilà où se niche aussi la compétitivité. Dans les
avancées technologiques!
En 2006, des chercheurs experts ès photovoltaïque pourtant rompus à ces
technologies annonçaient le plus sérieusement du monde que les coûts du
solaire photovoltaïque devraient tomber en dessous de 10 centimes
d'euros le kWh en 2030 que l'on habite à Lille ou à Marseille. Nous
sommes en 2013, et il a déjà atteint ce palier. Or, à 10 centimes
d'euros le kWh, le solaire est concurrentiel vis-à-vis de toutes les
autres sources d'énergie. Preuve en est la petite bulle de 1500 MW qui
viendrait gonfler les listes d'attente de RTE pour des projets à 10
centimes d'euros. S'il y a des candidats, c'est qu'il existe un marché
rentable, en route vers la parité réseau. 10 centimes d'euros, le tarif
de tous les possibles qui permet, qui plus est, de ne point grever la
CSPE. Une excellente nouvelle pour l'ensemble de la filière française et
le mix énergétique français !
Mais ce qui est possible à 10,20 centimes d'euros ne l'est pas encore à
8,40 centimes d'euros, et ce même si la courbe du coût des modules
continue à s'infléchir à la baisse. Ainsi, la décision du gouvernement
de baisser de manière arbitraire de 20% le tarif de base T5 prouve, s'il
en était encore besoin, que la fulgurante compétitivité du solaire
photovoltaïque surprend et bouleverse les habitudes archaïques des
tenants des oligopoles de l'énergie en France.
Comme le dit Bertrand Piccard, créateur de l'avion Solar Impulse : « Les
gens n'aiment pas qu'on les oblige à se réinventer. Et pourtant, ceux
qui vont réussir sont ceux qui y parviendront. Ceux qui produiront
l'énergie et les solutions énergétiques de demain ne sont pas ceux qui
la produisent aujourd'hui ». L'essor du solaire photovoltaïque est
inéluctable et sa quête de compétitivité effrénée, une vérité qui
dérange.
François Brottes, Président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, communique :
Tôt vendredi 5 octobre au matin, l'Assemblée nationale a adopté en
première lecture la proposition de loi visant à préparer la transition
vers un système énergétique sobre. Ce texte répond à l'urgence,
puisqu'il étend le nombre des bénéficiaires des tarifs sociaux de
l'électricité et du gaz, de 600 000 ménages à 4,2 millions de foyers.
Mais il amorce aussi un vaste changement de modèle inscrit dans la
durée, concrétisé par la création du bonus-malus sur les consommations
d'énergie. C'est en effet une première, semble-t-il, qu'un gouvernement
décide de confier une ambition de cette envergure à l'initiative
parlementaire. Je me félicite de ce choix, je me réjouis que nous ayons
su y répondre. Cette confiance dans la délibération collective traduit
une pratique politique nouvelle, qui incarne le changement que nous
avions annoncé.
Cette loi est la première étape d'une réforme structurelle. Comme l'a
dit Delphine Batho, ministre de l'écologie, du développement et de
l'énergie, « elle constituera un tournant dans notre politique
énergétique, en faveur de plus d'efficacité et de sobriété ». Elle vise à
nous faire passer à un modèle énergétique vertueux, à la fois
écologique et social. Elle crée un dispositif du bonus-malus sur la
consommation d'énergie en réseaux (gaz, électricité, chaleur) simple et
non punitif. Fondé sur des volumes de référence pondérés par trois
critères (*), il vise un réel changement culturel : inciter chaque
usager à la sobriété. Le bonus rémunère l'économie d'énergie. Le malus,
lui aussi d'un montant modeste, est un « signal » : il met l'usager en
contact avec un service public de rénovation thermique et énergétique
des logements qui visera en priorité les 4 millions de « passoires
énergétiques ». Annoncé par le gouvernement, ce service public de la
performance énergétique sera précisé dans la future loi de programmation
qui viendra clore, dans un an environ, le débat sur la transition
énergétique.
Cette valorisation des économies d'énergie vaut aussi pour les
entreprises : le texte donne désormais clairement la priorité, en
période de pointe, à l'effacement - c'est-à-dire l'arrêt de certaines
consommations d'entreprises, moyennant rémunération - sur l'emploi de
capacités de production supplémentaires (souvent importées, chères et,
en large partie « carbonées »). Le texte adopté amorce également le
changement du « mix » énergétique en faveur des énergies renouvelables :
il supprime certains freins règlementaires à l'installation
d'éoliennes, dont la règle des « cinq mâts », minimum requis pour une
implantation. La proposition renforce aussi considérablement la lutte
contre la précarité énergétique. En plus de multiplier par sept le
nombre des bénéficiaires des tarifs sociaux de l'énergie, elle
généralise l'interdiction de couper l'électricité, le gaz ou la chaleur
en hiver. Elle permet également aux collectivités locales volontaires
d'expérimenter des tarifs sociaux de l'eau pendant 5 ans.
Le texte élargit également la composition du collège de la Commission de
régulation de l'énergie (CRE) en y intégrant le président de la CNIL
pour avis, un représentant des consommateurs d'énergie et de la lutte
contre la précarité énergétique, une personnalité qualifiée en maîtrise
de la demande d'énergie et en énergies renouvelables et un spécialiste
de l'outre-mer. Le champ de compétences du médiateur de l'Energie est
étendu aux artisans et aux commerçants. Le texte ne fait pour l'heure
qu'aborder l'extension éventuelle du dispositif au secteur tertiaire et
aux autres modes de consommation d'énergies domestiques. Le processus va
en effet se poursuivre, la future loi de programmation étant appelée à
constituer le second « pilier » de cette construction.
Déjà, les nombreuses réactions et suggestions d'entreprises,
d'associations ou de citoyens reçues par les parlementaires suite à la
présentation de la proposition de loi, les contributions de plusieurs
ministères et de nombreux députés et les débats, parfois vifs, menés à
l'Assemblée, ont permis d'enrichir sensiblement le texte initial.
Ainsi, une quinzaine d'amendements de l'opposition auront été adoptés en
commission, et sept en séance. Ce texte est évidemment, toujours
perfectible. C'est maintenant au tour du Sénat de s'attacher à le
bonifier.
(*) Au besoin majorés en cas d'usage d'équipements spécifiques
(hospitalisation à domicile, fauteuil handicapé, voiture électrique) ou
en fonction de l'âge.
Suite à la conférence environnementale, on s'attendait à un traitement
de choc en faveur de la filière photovoltaïque malade. Des mesures
d'urgence étaient annoncées. D'autant que dans son discours d'ouverture,
le président François Hollande avait évoqué les plus de dix mille
emplois perdus dans ce secteur d'activité. Las, dans le discours de
clôture de la conférence, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a plutôt
servi un placebo aux acteurs de la filière. « Nous n'avons rien vu
quant aux mesures d'urgence. Le gouvernement n'a pas encore pris la
mesure de la crise. Nous demeurons très inquiets» confie Marc Jedliczka,
vice-président du CLER, Directeur d'Hespul.
Jean-Marc Ayrault a certes confirmé le lancement avant la fin 2012, «
d'un appel d'offres… pour favoriser de grandes installations visant à
promouvoir des technologies innovantes et le développement économique
local. Il faudra privilégier les grands espaces de toit pour éviter la
consommation d'espaces agricoles » a-t-il dit. « Nous sommes des
sceptiques des appels d'offres. Nous croyons plus au tarif d'achat »
lance Raphaël Claustre, directeur du CLER.
Justement, sur le tarif, là non plus rien de très précis. « Au début de
l'année 2013, les volumes cibles de projets déclenchant l'ajustement
tarifaire seront stabilisés, en fonction du retour d'expérience sur les
projets réalisés depuis 2011 » a-t-il expliqué. « Il faudra donc
attendre début 2013 pour espérer un meilleur cadre réglementaire »
s'exaspère Raphaël Claustre qui s'admet néanmoins rassuré par les propos
du premier ministre et ce vis-à-vis des conclusions du rapport remis
par le CGIET et le CGEDD (les « Mines » et « les Ponts ») à la Ministre
de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie et au ministre
du Redressement. Ce rapport proposait tout bonnement de remplacer les
tarifs d'achat par des appels d'offres. « Cela fait froid dans le dos.
Heureusement, Jean-Marc Ayrault a désavoué ce rapport en confirmant le
maintien du tarif qui semble acquis» estime, soulagé, Raphaël Claustre.
Les représentants des associations restent donc sur leur faim. «Il n'a
rien été dit sur la notion d'intégration qui rend le photovoltaïque plus
cher pour rien du tout. Rien non plus sur le changement de règles des
listes d'attente que l'on aimerait voir indexées sur les projets
réellement connectés. C'est la déception qui domine » assène Raphaël
Claustre. Le CLER et Hespul espèrent tout de même une révision à la
hausse des volumes de MW à installer avec un tarif qui se situera à des
niveaux très bas en 2013, et donc sans risque de bulle spéculative.
La désillusion l'emporte donc encore une fois après cette conférence
environnementale pour ces ardents défenseurs du solaire photovoltaïque.
Et ce même si Jean-Marc Ayrault l'assure « La filière solaire a un
avenir en France et en Europe, à condition que nous misions sur la
qualité. Nos entreprises doivent se sentir pleinement soutenues ». Pas
sûr que ces propositions soient de nature à redonner de l'allant et de
la confiance aux PME de la filière qui se sentent à nouveau un peu
abandonnées !
Ci-dessous, les extraits des discours du Président de la République et du Premier ministre consacrés aux énergies renouvelables et plus particulièrement à l'énergie solaire: