Les agences de presse ont publié pendant le week-end des « bios » de Nicole Bricq, nouvelle ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie que certains attendaient plutôt au ministère du budget qu’à celui de l’écologie. Pourtant son engagement en faveur de l’environnement date de 20 ans lorsqu’elle faisait partie du cabinet du ministre de l’environnement.
Pour s’en convaincre voici la note publiée sur le blog du « Pôle écologique du PS » qui regroupe des élus et des militants socialistes qui souhaitent une plus grande prise en compte des questions environnementale au sein de leur parti :
« Nicole Bricq, « simple » spécialiste des finances publiques ? Un tel portrait est trop réducteur: Nicole Bricq est non seulement une fine spécialiste des finances publiques, mais elle est également engagée, et de longue date, dans la défense de l'environnement et des idées écologiques.
Pour ne citer que les éléments de sa carrière qui ont trait aux problématiques de son actuel portefeuille : en 1992, elle entre au cabinet de Ségolène Royal, alors ministre de l'écologie ; en 1997, membre de la Commission des finances, elle est l'auteur d'un rapport sur la fiscalité écologique ; en 1999, elle effectue une mission pour le premier ministre sur la transposition de la directive sur le marché du gaz.
Elle a également travaillé sur les risques industriels, suite à la tragédie d'AZF, et est l'auteur d'une proposition de loi sur la réforme du régime des catastrophes naturelles (2003). Sa proposition de loi pour encadrer les crédits à la consommation s'inscrit dans cet idéal politique qui défend l'homme contre un consumérisme effréné non respectueux des ressources naturelles.
Toujours en 2003, elle participe à la fondation de l’association « Respire » avec plusieurs responsables socialistes et écologiques pour définir par des propositions concrètes pour le développement durable.
En 2008, Nicole Bricq rejoint le Pôle écologique du PS. Elle a soutenu la contribution du Pôle "Pour un socialisme écologique" et la Motion B lors du congrès de Reims. En 2009, elle émet dans le cadre de la commission Keller plusieurs propositions pour une fiscalité carbone. Enfin, plus récemment, dans le département de Seine et Marne dont elle est sénatrice, elle est l’auteur d’une proposition de loi.
Parce qu'elle possède une double compétence, si rare, qui lui permet d'allier sa connaissance des finances publiques à la défense des valeurs écologiques, le choix de Nicole Bricq est le bon. En effet, alors que les contraintes budgétaires pèsent sur l'action publique, la maitrise des dispositifs fiscaux et financiers est indispensable pour entreprendre les réformes et le domaine environnemental (énergie, biodiversité, transports...) et mettre en œuvre la transition écologique.
Les associations de défense de l'environnement ne s'y sont pas trompées, qui ont accueilli avec satisfaction cette nomination.
Bonne chance, Madame la Ministre, chère Nicole, avec toi, nous en sommes sûrs, l'écologie sera bien défendue. »
Jean-Louis Bal, président du syndicat des énergies renouvelables (SER), était l’invité ce samedi matin de Benjamin Pétrover sur Europe 1. L’essentiel de son intervention concernait la saisie par le Conseil d’Etat d’une demande d’avis de la Cour de justice de l’Union européenne de justice sur les tarifs éoliens.
Lors de cette intervention, Jean-Louis Bal a confié avoir rencontré à plusieurs reprises Nicole Bricq, avant que celle-ci ne soit nommée ministre de l’écologie, du Développement durable et de l’Energie dont il a noté ses qualités d’écoute. Le président du SER a eu l’occasion de lui présenter le livre blanc des énergies renouvelables que le syndicat a publié il y a quelques semaines.
En attendant le débat sur l’énergie qui doit s’engager et durera environ une année, Jean-Louis Bal compte bien demander la mise en œuvre de mesures d’urgence pour relancer en autre le secteur du photovoltaïque en grande difficulté à la suite de l’encadrement tarifaire qui a été mis en place, il y a plus d’un an, et qui n’est pas suffisamment incitatif.
La 5ème édition des Journées Européennes du Solaire (JES) s'achève ce mardi 15 mai. Ces JES renforcent leur crédibilité année après année, et permettent de développer la notoriété des énergies renouvelables. Une étude du baromètre ADEME menée il y a quelques semaines avait mis en avant l'intérêt des français pour les énergies renouvelables, puisque plus de 96% d'entre vous étaient favorables à leur développement. En Europe aujourd'hui, et selon une enquête Eurobaromètre menée récemment, 94% des Européens sont favorables à l'utilisation de l'énergie solaire, plus que toute autre source d'énergie. L'avenir énergétique de l'Europe sera solaire, ou ne sera pas ! Et puis rendez-vous l'année prochaine pour la sixième édition des JES. Sans oublier que le solaire, c'est tous les jours, toute l'année ! Plus d'infos...
Le quotidien espagnol El Païs rapporte dans son édition dimanche une sorte de « Plan Marshall » à l'échelle européenne qui serait capable de mobiliser 200 milliards d'euros d'investissements publics et privés pour des projets d'infrastructure, les énergies renouvelables et les technologies de pointe.
Selon l'article d'El Païs, plusieurs pistes sont étudiées depuis plusieurs mois par les Européens, quant au type d’intervention (Emprunt européen, intervention accrue de la Banque Européenne d’Investissement et partenariat public-privé)
Pour l’instant aucune information n’a filtré sur les techniques EnR qui auraient les faveurs de ce plan de relance. Une des hypothèses consisterait à tolérer un déficit budgétaire un peu plus élevé pour les Etats membres qui participeraient à la relance.
Tout cela devrait être définitivement décidé lors du sommet de Bruxelles qui doit se tenir les 28 et 29 juin.
François Loos, président de l'Ademe en exercice, nous a reçus il y a quelques jours dans son bureau pour évoquer les filières solaires photovoltaïque et thermique mais aussi les investissements d'avenir dont les lauréats viennent d'être désignés. Un entretien sous le joug du droit de réserve qui s'impose en cette période pré-électorale !
Plein Soleil : Lorsque vous prenez la tête de l'Ademe le 21 décembre 2011, vous êtes alors député du Bas-Rhin. Qu'est-ce qui pousse alors à présider cette institution environnementale ? Pensez-vous qu'en tant que président de l'Ademe vous avez plus d'influence qu'en parlementaire pour relever les grands défis écologiques du 21ème siècle ?
François Loos : Ce sont bien entendu deux choses différentes. Un député s'occupe de tout et dispose de plus de leviers. Le spectre d'intervention est très large. En tant que député, j'ai par exemple réalisé un rapport sur la problématique de la stabilité des marchés des matières premières. Entre autres ! Pour la présidence de l'Ademe, tout est venue d'une proposition. En fait, je n'y pensais pas. J'avais annoncé qu'après quatre mandats, je mettais un terme à la députation J'ai été surpris par cette offre et je dois dire enthousiasmé par ce challenge passionnant.
Des investissements d'avenir pour doper le rendement des cellules
PS : L'Ademe s'est vu confier par l'Etat la gestion des crédits des Investissements d'Avenir concernant des actions dans 4 programmes dont notamment un programme « démonstrateurs et plateformes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées et chimie verte » pour 1,35 milliard d'euros. Quels sont vos critères de choix et quelles sont les technologies solaires qui devraient émerger d'un tel dispositif ?
FL : L'Ademe est très active depuis des mois sur ce sujet sensible d'avenir. Dans un premier temps, nous avons lancé des Appels à Manifestation d'Intérêt (AMI) sur des thématiques d'optimisation de l'efficience des cellules photovoltaïques ou des problématiques de déchets. Nous avons recueilli de nombreuses réponses dans les domaines aussi divers que le silicium, les couches minces, la thermodynamique ou le thermique. Par la suite, nous avons discuté et négocié avant de retenir les lauréats via une comitologie très rigoureuse. C'est le Commissariat Général à l'Investissement sous l'autorité du Premier ministre qui a eu le dernier mot. Les critères pour obtenir ces aides importantes : Développer des activités nouvelles dans les renouvelables au sein d'un groupement ou d'un consortium d'entreprises. Une première fournée de quatorze projets très prometteurs vient ainsi d'être éligible à ces investissements d'avenir.
PS : La France leader dans le solaire mondial dans les années 80 n'a-t-elle pas trop perdu de temps et peut-elle justement raccrocher les wagons avec ce type d'investissement d'avenir?
FL : Vous savez, sur le solaire, encore aujourd'hui, nous en sommes à l'âge du Minitel ou du premier GSM mobile. Le potentiel d'amélioration est immense. Les investissements d'avenir existent pour permettre à la France de retrouver son rang.
Assemblage modules + pose = 70% de la valeur ajoutée d'une installation
PS : Vous étiez ministre délégué à l'industrie sous le gouvernement Villepin lorsque celui-ci a fait passer les tarifs d'achat du photovoltaïque de 0,15 à 0,55 euro en juillet 2006 avec notamment cette prime à l'intégration. A posteriori comment analysez-vous cette mesure et surtout la gestion qui en a été faite dans les années qui ont suivi ?
FL : Vous savez, j'ai annoncé cette mesure à l'Assemblée Générale du Syndicat des Energies Renouvelables, et croyez-moi, ce jour là, ils ont été ravis de la chose. Quelques mois plus tard j'étais présent à Saint-Auban dans les Alpes de Haute Provence pour donner le signal de départ et poser la première pierre d'une usine de silicium avec la société SilPro (Silicium de Provence). Nous avions justement mis en place ce tarif pour développer ce type de projet dans une optique de structuration de la filière photovoltaïque française. Ce projet a été un échec. Mais n'oublions pas les entreprises d'assemblage de modules et celles de pose des panneaux qui ont vu le jour et qui représentent peu ou prou 70% de la valeur ajoutée d'une installation.
PS : Pensez-vous qu'une industrie du photovoltaïque a encore sa place en France dans un contexte de crise mondiale de surproduction aigüe où l'on voit de puissantes sociétés allemandes en grandes difficultés ?
FL : Elle a sa place dans une logique de parité réseau qui est déjà effective dans le sud de l'Espagne et de l'Italie. Je sais déjà qu'en France, cela existe. Un acteur développe un projet basé sur la parité réseau. Il s'agit d'une excellente nouvelle. Cela veut dire que le photovoltaïque s'aligne sur le prix du marché actuel de l'énergie. L'activité future se fera selon ce modèle.
PS : Ne pensez-vous pas que l'objectif de 5400 MW du Grenelle relève d'ores et déjà de l'anachronisme ?
FL : Ces objectifs relèvent d'un choix qui sera fait au niveau de l'Etat. Ce dernier présentera sa Programmation Annuelle des Investissements (PPI) devant le Parlement au deuxième semestre. L'objectif inscrit dépendra des moyens qui seront mis à disposition pour sa réalisation.
Appel à la remobilisation pour le solaire thermique
PS : On passe au solaire thermique. L'Ademe a lancé un Fonds Chaleur pour relancer les énergies renouvelables de la chaleur. Le solaire thermique est à la peine avec une baisse en 2011 de 2% (251 000 m² de capteurs) par rapport à 2010 et il n'atteindra pas les objectifs fixés dans la PPI. Qu'est-ce qui selon vous entrave le développement de cette énergie dont la France est pourtant exportatrice nette en produisant plus de capteurs qu'elle n'en installe?
FL : Dites-moi d'abord pourquoi, le solaire thermique est-il plus cher ici en France qu'ailleurs en Europe ? Je viens de demander aux directions régionales de travailler sur l'analyse des prix de revient du matériel et des installations. Nous soutenons le solaire thermique via le Fonds Chaleur mais notre aide doit être raisonnable par rapport au gain généré. Le solaire thermique représente pour le Fonds Chaleur l'investissement le plus élevé au regard du CO2 économisé. Peut-être y-a-t-il trop d'intermédiaires sur ce marché ?
PS : Quelles solutions pour relancer cette énergie propre et fiable qui demande beaucoup moins d'entretien que les équipements de biomasse ?
FL : Le solaire thermique a été victime de l'ambiance générale qui règne sur le solaire. Il n'existe plus la mobilisation qui existait il y a quelques années autour de cette énergie. Je pense aussi que les artisans qui font du solaire thermique ne savent pas bien le vendre donc ils n'en font pas. L'Ademe doit aider à la remobilisation autour de la filière en relançant des formations et en contribuant à une politique de prix cohérente.
Fort du succès des deux précédents numéros, Le Journal des Énergies Renouvelables publie la 3ème édition de son hors-série consacré aux formations énergies renouvelables et à l'écoconstruction. Ce guide de référence répertorie 586 formations et propose un décryptage complet des formations filière par filière. Un dossier spécial «financement» donne toutes les clés pour bien financer sa formation ou sa reconversion dans le domaine des métiers verts. Classés par niveau d'études, les cinq premiers grands chapitres passent au crible les formations disponibles dans les filières généralistes : CAP, bac pro, bac+2, bac+3, bac+5…
Suivent les formations continues longue durée, celles continues de courte durée et un dernier chapitre consacré aux formations dispensées par les industriels. Chaque formation est présentée sous la forme d'une fiche détaillée : descriptif, coordonnées, public visé, dates, tarifs et métiers ciblés. Pour compléter le tout et bien choisir son orientation, des témoignages donnent un éclairage complémentaire sur les différents cursus. Un outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent se former aux énergies renouvelables ou donner une nouvelle impulsion à leur carrière. Plus d'infos...
Le Salon des Energies Renouvelables de Paris s'est achevé le jeudi 5 avril dans la morosité pour les professionnels du solaire. Comme prévu, les appels d'offres en cours n'ont pas apporté le souffle attendu au marché. Croisée dans les allées du salon, Marie-Hélène Aubert, conseillère environnement et énergie du candidat François Hollande a pris acte de cette « atmosphère dépitée face à la grande attente des professionnels». « Nous sommes conscients de nos responsabilités dans la transition énergétique. Nous devons fixer un nouveau cadre pour les EnR et aider les PME du secteur à se développer Nous pensons également que l'énergie du 21ème siècle délocalisée et renouvelable doit s'inscrire à travers un transfert de compétence vers les collectivités territoriales. Il est urgent de valoriser les initiatives locales».
Quid des tarifs d'achat ? « Ils doivent être refixés en étroite collaboration avec la filière et bien positionnés avec un pilotage fin et sans à-coup, évolutif et graduel sans gabegie ou effet d'aubaine » assure l'ancienne députée « verte » européenne. Pour ce qui est de l'objectif des 20 GW à horizon 2020, Marie-Hélène Aubert tempère : « Nous adhérons aux objectifs ambitieux du SER mais nous ne voulons pas nous focaliser sur des chiffres. Au-delà des courbes et des statistiques, la priorité est de booster ces filières afin qu'elles deviennent des alternatives durables et stables sur nos territoires dans une optique de rééquilibrage avec le nucléaire. Et pas que dans la production. Il faut mettre cela en cohérence avec les économies d'énergie dans un contexte où les finances publiques sont limitées » poursuit-elle.
Un dernier mot sur le désintérêt relatif de la thématique environnementale tout au long de cette campagne présidentielle : « Croyez-moi, le climat de campagne ne reflète en rien ce qui se passe sur le terrain. Les Français ont des attentes en la matière, ils nous en parlent, cela les intéresse, les passionne. Les français ont compris que leurs modes de vie vont évoluer et que la transition énergétique impactera leurs propres budgets. La transition énergétique est pour nous un enjeu prioritaire Et François Hollande n'a de cesse de faire des propositions sur ce thème » conclut-elle. Ce qu'il fera d'ailleurs le mardi 10 avril à Besançon, ville durable s'il en est !
En 2001, l'engagement européen de la France devait porter la part d'électricité renouvelable qu'elle consomme à 21 % en 2010. Les dernières statistiques du ministère de l'écologie montrent malheureusement qu'elle ne fut que de 14,6 %, soit une régression puisque cette part était déjà de 15 % en 1997. Afin d'atteindre le nouvel objectif européen d'ici 2020, la France devra couvrir 23 % de sa consommation finale d'énergies par la production d'énergies renouvelables. Pour cela, le « Plan national d'action » fixe des objectifs de part renouvelable pour les différents usages de l'énergie : 27 % pour l'électricité, 32 % pour la chaleur et 10 % pour les transports. Ces quelques données illustrent les hésitations de la politique française de l'énergie menée depuis des lustres. La « chasse au Gaspi », le programme électro-nucléaire, accompagné par les « énergies locales », affrontèrent la crise pétrolière (1973-1985) avec efficacité. Au retour du pétrole bon marché (1985-2001), la «concurrence» joua le gaz, l'électricité et le pétrole pour liquider les acquis précédents du côté de la « chasse au Gaspi » et des énergies renouvelables.
Il fallut alors dix ans de débats, de lois, le Grenelle et ses suites pour effectuer des choix cohérents et... les appliquer sans rigueur : insuffisance des moyens pour l'efficacité et l'économie d'énergie, développement inconsidéré du chauffage électrique et problèmes de pointes, blocage partiel de l'éolien terrestre et du photovoltaïque, développement précipité de l'éolien maritime, accumulation de règlements défavorisant les petites et moyennes entreprises au profit des grands groupes, définition insuffisante des compétences locales et régionales, toute puissance des monopoles nationaux de distribution du gaz et de l'électricité pour mener leurs politiques techniques, économiques et financières... La France peine à s'engager dans la « transition énergétique » en oeuvre de longue date dans plusieurs pays européens qui en mesurent actuellement les avantages : recul du chômage, développement local et floraison des petites et moyennes entreprises, excédent du commerce extérieur... L'élection présidentielle et les élections législatives de 2012 doivent permettre des débats et des choix démocratiques grâce à une large information des citoyens.
Le CLER et ses membres souhaitent apporter à ces débats leur connaissance de tous les niveaux techniques et territoriaux du secteur de l'énergie. Les membres du CLER constituent un réseau couvrant l'ensemble du territoire national. Au-delà de leur expérience, le CLER bénéficie d'importants échanges avec des organisations de tous les pays d'Europe. Les propositions du CLER traitent des problèmes fondamentaux entravant l'engagement de la France dans la transition énergétique. Elles concernent en premier lieu l'organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales, puis les objectifs à moyen terme pour les principaux domaines énergétiques locaux et régionaux. L'analyse de la situation actuelle démontre qu'il est possible, moyennant une démarche pragmatique et rationnelle, de transformer les apparentes contraintes en une formidable opportunité pour réellement permettre à la France de mettre en valeur les atouts dont elle dispose au sein de ses territoires.
Les 10 propositions du CLER pour la transition énergétique
Les énergies renouvelables et les économies d'énergie, développées en respectant le cadre social, économique et environnemental dans lequel elles s'insèrent, sont une chance exceptionnelle pour notre société. Il est aujourd'hui nécessaire de changer radicalement de rapport à l'énergie et de s'engager dans la mise en œuvre d'une transition énergétique reposant sur les trois piliers de la démarche négaWatt – sobriété, efficacité, énergies renouvelables – et sur l'implication de toute la société, citoyens, entreprises, collectivités locales...
Les territoires qui ont engagé des politiques énergétiques locales ambitieuses témoignent des avantages qu'elles apportent en termes d'innovation, d'activité, d'emploi, de développement économique, de prévention de la précarité énergétique ainsi que de cohésion sociale et territoriale. L'énergie doit être un élément structurant de l'organisation des collectivités locales. Afin que les collectivités puissent se réapproprier les questions d'énergie, le CLER propose de :
1. Créer un cadre institutionnel, légal et réglementaire simple et souple, adapté aux différentes échelles territoriales et impliquant en particulier le Bassin de Vie et la Région
2. Rétablir l'autorité des collectivités sur la gestion de leurs réseaux de distribution de l'électricité et du gaz
3. Développer une démocratie énergétique fondée sur la qualité et la neutralité de l'information Les attentes de la société en matière d'énergies renouvelables sont immenses : 97 % des Français souhaitent leur développement (Sondage BVA pour l'Ademe et le ministère de l'écologie, septembre 2010). Les emplois qu'elles créeront répondent au fort désir des jeunes de donner du sens à leur métier. Cette politique devra aussi tenir compte des ménages les plus fragiles en mettant en œuvre des mesures de maîtrise de l'énergie adaptées à la lutte contre la précarité énergétique. La mise en œuvre d'une politique de l'énergie ambitieuse doit correspondre à un vrai projet de société. Cela nécessitera de:
4. Mettre en place un plan de formation très large portant autant sur des cursus spécialisés que sur les formations généralistes et la formation continue
5. Développer les outils financiers, techniques et réglementaires indispensables pour aider les ménages modestes à maîtriser les dépenses d'énergie de leur logement
6. Créer un système d'animation spécifique pour coordonner localement la mobilisation des ressources opérationnelles, institutionnelles, financières contre la précarité énergétique La transition énergétique exige de définir des objectifs stables accompagnés des moyens d'action qui redonneront confiance aux entrepreneurs qui ont besoin d'un cadre pérenne, souple et dynamique pour se développer. Les exemples de projets bloqués ou ralentis par des contraintes administratives inadaptées aux énergies renouvelables et des textes réglementaires qui tardent ou évoluent de manière désordonnée se multiplient. Il s'agit donc de :
7. Lancer une politique volontaire de rénovation énergétique des bâtiments existants
8. Défendre une politique ambitieuse d'efficacité énergétique des équipements aux niveaux européen et français
9. Définir un cadre réglementaire simple et souple ainsi qu'un traitement administratif adéquat, adapté aux différentes échelles territoriales
10. Mettre en place des systèmes de soutien transparents et stables, adaptés aux différents types de projets d'énergies renouvelables fixer un cap ambitieux pour remporter la bataille de l'emploi et de l'industrie, redonner aux territoires la maîtrise de leur énergie, engager la société dans une transition énergétique attractive et équitable
C’est après-midi, mardi 3 avril,sera organisé dans le cadre du “Salon BLUE BAT” un colloque sur le thème des EnR et de la RT 2012 de 14:00 à 18:00 – Hall 1, Salle 1, espace 2000
Préparation et animation: Bernard Reinteau (CFP)
RT 2012 et énergies renouvelables : le contexte avec Philippe Chartier, Conseiller "Energie et Bâtiment " de Jean-Louis Bal, président du SER Thierry Mueth, Président d'Enerplan Jean-Pierre Bardy, sous-directeur à la DHUP, MEDDTL
Quelle offre EnR pour les constructions RT 2012 ? avec Christian Cardonnel / VP d'Enerplan, président du BET Cardonnel Ingénierie Bruno Georges, responsable du BET ITF, association ICO Dusan Novakov, ingénieur Minergie, BET Via Positive Yves Carl, Directeur marketing de Viessmann et Président EnR d’Uniclima Frédéric Bruyère, Directeur au groupe Ciat et président du Cetiat Philippe Lansard - FFB Développement durable Maurice di Giusto - Capeb, UNA CPC
Les solutions solaires thermiques et photovoltaïques avec Jérôme Mouterde – Directeur général de DualSun Catherine Baldo – Enersun Hervé Sébastia – Atlantic-Guillot Pere Roca i Cabarrocas - CNRS, Paris Tech, EDF
Conclusion de la première journée avec Philippe Pelletier (Plan Bâtiment Grenelle) André Joffre (Derbi/Tecsol)
Par un beau jour d'avril 2002, le CLER inaugurait une centrale photovoltaïque au-dessus de ses locaux, propriété de l'Office public de l'habitat montreuillois (OPHM). 10 ans plus tard, la production totale générée par le « Toit bleu » et ses 200 modules d'une puissance crête de 22 kWc dépasse largement les prévisions initiales : 215 000 kWh, soit l'équivalent de la consommation de 100 lampes de 20 W allumées sans interruption depuis 10 ans. Au moment où l'industrie photovoltaïque française vit l'un des moments les plus délicats de sa jeune histoire, le CLER vous invite à découvrir ou redécouvrir l'aventure et le succès de cette technologie qui tient ses promesses lors d'un petit-déjeuner conférence de presse qui se déroulera le 3 avril à partir de 9h au restaurant La serre, 13 rue Marcel Sembat à Montreuil (plan d'accès en pièce jointe). Il sera suivi d'une visite conviviale de l'installation.
À partir de l'histoire du « Toit bleu », le CLER abordera la question du photovoltaïque, mais aussi toute la politique énergétique de la France, en présentant ses 10 propositions pour la transition énergétique. Au programme notamment : « De l'exemple à la généralisation, comment faire pour que demain des toits bleus, et d'autres installations renouvelables, fleurissent partout en France, sur des bâtiments peu consommateurs ? » Le CLER annoncera à cette occasion la signature d'un contrat de vente d'électricité avec Enercoop, fournisseur d'électricité 100 % renouvelable. Les 10 propositions de campagne feront parallèlement l'objet d'une seconde conférence qui se tiendra le jeudi 5 avril de 15 à 16h dans l'enceinte du salon des EnR, à Paris, porte de Versailles. Venez nombreux ! www.cler.org