L'annonce des nouveaux tarifs, malgré l'objectif affiché de combattre la spéculation, n'a pas empêché les lobbies du photovoltaïque de se mobiliser pour la construction de centrales au sol. De plus, avec la modulation des tarifs en fonction de la région et de l'ensoleillement, la spéculation reprend de plus belle. La centrale de Toul avec ses 143 MWc, celle de 33 MWc prévue dans les Alpes de Haute Provence ou encore celle de 76 MWc à Gabardan dans les Landes sont des exemples symptomatiques. Le gouvernement stigmatisait les projets spéculatifs de fin 2009 qui auraient pour conséquence l'atteinte des objectifs du Grenelle de l'environnement d'ici 2011-2012 - réaction louable…
Mais aujourd'hui, nous voilà bien placés dans un choix stratégique : Ou bien on laisse se multiplier les grosses centrales au sol, mises en place par de très grosses sociétés, au détriment des entreprises petites et moyennes, et il suffira d'une trentaine de projets comme les 3 cités plus haut pour atteindre les objectifs du Grenelle dans le même laps de temps 2011-2012. Ou bien on privilégie les installations de taille moyenne, garantes d'une répartition équilibrée sur toute la France, garantes d'un développement continu mais maîtrisé des installations photovoltaïques, garantes des 10 000 emplois de la filière pendant de longues années encore. Le choix est là. Notre syndicat opte bien sûr pour la 2ème solution. Elle assure la pérennité de la filière et ne creuse pas le gouffre financier à la charge des usagers que craint le gouvernement. Plus de détails
Je m'interroge sur la pertinence d'un tel investissement, voici un élément nouveau et intéressant sur cette question. Merci.
Rédigé par : Lecabaneur | 14 mars 2010 à 19:55