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mars 2008

25 mars 2008

Mitsubishi Electric et Sanyo à la poursuite du géant Sharp

Sanyo_mitsuLe groupe diversifié d'électronique et de solutions informatiques japonais Mitsubishi Electric a présenté mercredi un plan qui prévoit plus qu'un triplement de sa production de cellules photovoltaïques d'ici 2012. Mitsubishi Electric va dans un premier temps porter à 220 mégawatts (MW) l'équivalent énergétique de cellules produites par an, contre 150 MW à présent, en augmentant la capacité de son usine située dans la préfecture de Nagano (centre du Japon). Il envisage de porter graduellement sa production à 500 MW en 2012. Mitsubishi Electric a également indiqué mercredi qu'il avait développé des dalles solaires à base de silicium polycristallin offrant un taux de conversion énergétique de 18,6%, ce qui serait, d'après le groupe, le plus élevé à ce jour pour ce type de cellules fonctionnelles. Il prévoit de produire en série des panneaux basés sur ces nouvelles cellules à partir de 2010/2011.

Un des concurrents de Mitsubishi Electric, le japonais Sanyo, actuel numéro cinq mondial du secteur, prévoit pour sa part de porter sa production de panneaux photovoltaïques à 650 mégawatts (MW) en 2012, soit une puissance deux fois et demie supérieure à sa capacité actuelle. Malgré ces plans de croissance sur plusieurs années, Mitsubishi Electric et Sanyo restent loin derrière le numéro un mondial de l'énergie solaire, leur compatriote Sharp, lequel revendique déjà une capacité de production annuelle équivalente à 710 MW.

21 mars 2008

Tarn: une crèche intercommunale solaire

Sor_et_agoutLe développement durable doit être inculqué dès le berceau. La communauté de communes de Sor et Agout dans le Tarn a pris l'adage au pied de la lettre. Elle vient d'équiper les façades sud et sud-est de la crèche intercommunale d'une nouvelle centrale de production photovoltaïque. En bardage, dans un joli pari architectural. Cette opération a été réalisée par le Syndicat départemental d'électrification du Tarn (SDET), maître d'ouvrage délégué. L'installation comprend 39 modules monocristallins couvrant une surface de 51,1m² et représentant une puissance de 7,02 kWc. Elle permettra de produire plus de 6.000 kWh/an.

L'installation comprend aussi un système d'affichage pédagogique, installé dans le hall d'entrée. En outre, elle est équipée d'un système de supervision permettant de suivre à distance ses performances et de dresser des bilans annuels de production d'électricité. L'opération, d'un coût total de 55.000 euros hors taxes, a été cofinancée par l'Ademe, le conseil régional Midi-Pyrénées et l'Union européenne. Il s'agit de la deuxième installation photovoltaïque assurée par le SDET, après celle réalisée en 2005 pour une école de Gaillac. Le SDET prévoit également la création d'une centrale photovoltaïque de 30 m² pour l'école de la Bastide de Lévis et en prépare une autre, de 140 m², à Lafgraisses pour la salle d'accueil communale.

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20 mars 2008

L'énergie sous la tutelle de Borloo

Borloo«L'Energie, qui est le sujet du siècle, est maintenant dans le titre du ministère » a déclaré mercredi 19 mars Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable. Jean-Louis Borloo , ministre d'Etat, est donc désormais qualifié de "Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire". "C'est l'affirmation en clair que la tutelle de l'énergie est ici. Cela l'était déjà implicitement, cela l'est maintenant explicitement", a-t-il ajouté non sans une once de satisfaction.

Le grand ministère, attendu de ses vœux, est donc désormais au complet, doté d'une « vraie puissance ». Il s'est par ailleurs enrichi avec l'arrivée de deux nouveaux secrétaires d'Etat, Hubert Falco, chargé de l'Aménagement du territoire, et Christian Blanc, chargé du Développement de la région capitale (le "grand Paris"), soit au total quatre secrétaires d'Etat, avec Dominique Bussereau, qui reste aux Transports, et Nathalie Kosciusko-Morizet à l'Ecologie.

19 mars 2008

La Région Alsace stimule le solaire

Logo_alsaceDepuis fin 2007, la Région Alsace constate un "décollage" du marché de l'énergie solaire : alors qu'entre 2005 et 2006, 250 kWc ont été raccordés au réseau électrique alsacien, en 2007, ce sont 800 kWc qui ont été raccordés. Pour les seuls mois de janvier et février 2008, ce sont déjà 476 kWc pour lesquels une demande de raccordement a été faite. En projetant cette progression, la Région espère atteindre une puissance installée en 2008 supérieure à 2500 kWc. Se félicitant de cette forte croissance, le Conseil Régional met en avant les financements qu'il a accordés à des projets solaires. En 2007, huit installations ont ainsi été financées et sept études de faisabilité, pour un montant de 187 000 euros d'aide. A ceci s'ajoutent, pour la Commission permanente, 37 projets collectifs solaire et bois énergie, pour un montant global d'aides régionales de 818 760 euros, 141 installations de chauffe-eau solaires chez des particuliers, pour un montant global de 63 450 euros, 26 installations de pompes à chaleur chez des particuliers, pour un montant de 5 800 euros et six projets de chaudières bois chez des particuliers, représentant un montant global de 6 850 euros.

Dernièrement, la Commission Permanente du Conseil Régional a décidé de soutenir huit nouvelles études pour du solaire photovoltaïque, dont sept concernent des installations agricoles, pour un montant régional de 9 623 euros. sept investissements pour du solaire photovoltaïque seront soutenus grâce à une aide s'élevant à 137 000 euros. Ces projets devraient totaliser une puissance installée de 180 kWc, et une surface de capteurs de 1 463m². En Alsace, les installations chez les particuliers ont représent 95 % des demandes de raccordement en 2007 pour des installations inférieures à 3kWc (limite du crédit d'impôt), constate la Région, qui estime donc le tarif de rachat et le crédit d'impôt suffisamment attractifs pour intéresser les particuliers. En revanche, pour les installations des professionnels, qui s'avèrent être essentiellement des agriculteurs, une aide de 1500 euros/kWc et plafonnée à 30 000 euros a été établie, qui vise à diminuer le temps de retour sur investissement qui est, pour les installations optimisées, de l'ordre de 12 ans.

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14 mars 2008

Iqua Sun : oreillette solaire

Iqua« C'est une première mondiale » assure MCA, distributeur agréé en France d'une nouvelle oreillette Bluetooth qui fonctionne à l'énergie solaire: Iqua Sun. Cette oreillette se veut complètement autonome et fonctionne sans charge. Les rayons du soleil alimentent progressivement sa batterie via un capteur photovoltaïque. L'autonomie de l'oreillette Iqua Sun est donc dépendante de la météo. Cependant, privée de soleil, cette oreillette high tech est capable de fonctionner 9 heures en communication ou 200 heures en veille. Si le soleil pointe ses rayons, le potentiel passe à 12 heures en communication ou illimitée en veille.

Le ciel se charge de gros nuages noirs. Un besoin urgent de recharge se fait sentir. Iqua Sun propose une prise mini-USB qui permet d'injecter de l'énergie plus rapidement. Cette petite oreillette (48 x 25 x 12 mm pour 14 grammes) se revendique clairement écologique. Une revendication affirmée. En effet, un dollar sera reversé à l'association WWF sur chaque modèle vendu. Un achat plaisir tout en aidant la planète. Son prix : un peu moins de 80 euros.
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13 mars 2008

Du lierre solaire en façade

Smit_growAu commencement était la feuille. Elle absorbe le CO2 et, par le miracle du soleil et de la photosynthèse, elle rejette de l'oxygène. La feuille participe à l'équilibre de notre planète. Les panneaux photovoltaïques ont cette prétention permettant de fournir de l'énergie sans émettre de CO2. Deux sociétés américaines spécialisées dans la conception durable ont donc eu l'idée de lier la feuille et la technologie photovoltaïque sous la forme d'un lierre solaire à installer sur les façades des immeubles. Un projet baptisé «Grow» !

«Grow» fournit une énergie hybride à partir des rayons du soleil et de la force du vent. Il combine des technologies photovoltaïques et piézoélectriques. La première capte la chaleur du soleil quand la seconde profite de la force du vent pour générer de l'énergie. Ce système produisant de l'électricité à partir de la force solaire et mécanique existe pour l'instant en deux versions : Grow.1 et Grow.2. Grow.1 utilise de minces films photovoltaïques et des générateurs piézoélectriques superposés à une encre conductrice «encapsulée dans des couches de fluoropolymères». Grow.2 est quant à lui conçu tel un «système de maille en acier inoxydable». Cette grande «cotte de maille» est composée de cellules solaires en film photovoltaïque flexible et s'adaptent à tous types de bâtiments. Un projet à suivre !
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Les voitures au rayon frais photovoltaïque !

Ah les parkings de supermarché ! De larges espaces livrés au rayon du soleil avec des voitures qui voient les habitacles montés en température dès l'été venu. Si seulement des ombrières pouvaient apporter un brin de fraïcheur. Et si en plus elles étaient photovoltaïques. Le Département Systèmes Industriels de la société JP Fauché Energie basée à Castelsarrasin dans le Tarn et Garonne vient justement de remporter un projet de centrale photovoltaïque de plus d'1 mégawatt crête en montage intégré, pour le parking (1300 places) de l'hypermarché Leclerc de Saint Aunès (Maugio 34).

Le principe ingénieux (concepteur société SUNVIE) est d'intégrer les panneaux photovoltaïques dans 12 ombrières qui protègeront les véhicules stationnés du soleil et des intempéries.
Les dimensions du projet sont impressionnantes :
- 12 ombrières de 85 m par 8,5 m soit 8000m² de panneaux de 210Wc chacun
- 2 onduleurs 500Kva
- 1 poste HT 20KV 1250Kva
- Communication vers des afficheurs sur site
- Montage, câblage, et test
- Contrat de maintenance
La centrale photovoltaïque sera également télésurveillée à distance. Pour un parking d'hypermarché qui ne sert pas qu'à garer des voitures !
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12 mars 2008

Le Web a besoin des énergies renouvelables

Google_solaireSouvenez-vous ! Janvier 2001, la Californie est plongé dans le noir suite à une panne massive d'électricité. Les réseaux étaient devenus obsolètes pour faire face à une demande croissante. Parmi les fers de lance de cette demande : les ordinateurs et le Web. «Le PC est un des consommateurs d'énergie qui se développe le plus vite dans le monde», a admis Steve Ballmer, président de Microsoft, lors d'une récente conférence. Le Web est boulimique en matière d'énergie surtout dans ces contrées californiennes. Lire un quotidien sur le Web consomme autant d'énergie que de faire une lessive. Les méga serveurs informatiques dévorent des quantités astronomiques d'énergie.

Fort de ce constat, Microsoft et Google se penchent sur les moyens de réduire leur consommation. Le géant du logiciel vient d'annoncer un partenariat avec le producteur d'énergie allemand Yello Strom pour lancer des compteurs d'énergie logiciels et affirme que son système d'exploitation Windows Vista consomme moins que ses prédécesseurs.
Google a inauguré en novembre 2007 un programme d'énergie renouvelable via des installations photovoltaïques. «À mesure que notre activité principale grandit, nous ne voulons pas que Google soit partie prenante au problème énergétique. Nous voulons faire partie de la solution », indique Larry Brilliant, directeur de la Fondation google.org. Avant de parvenir à réduire le coût de ces énergies, Google espère déjà trouver le moyen de subvenir à ses propres besoins. Tant il est vrai qu'un moteur de recherches, comme n'importe quel moteur, a besoin d'énergie pour fonctionner !

L'Ademe donne l'exemple

Logo_ademe"L'Ademe se doit d'être exemplaire et de réduire son impact environnemental, en accord avec les objectifs fixés par la stratégie nationale du développement durable", indique en toute logique Joël Ghienne, responsable des travaux de rénovation et d'extension de l'agence. Et du concret en voilà. Fin janvier, les travaux d'extension du siège de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe) à Angers, dans le Maine-et-Loire, ont débuté. 6,3 millions d'euros vont être investis dans le futur bâtiment construit dans une démarche de haute qualité environnementale (HQE). Objectif : le label de très haute performance énergétique (THPE).

"Seront donc traités au niveau très performant la gestion de l'énergie, les gestion des déchets d'activité, la gestion de l'eau et l'impact environnemental du chantier". En plus des travaux d'extension, 3,8 millions d'euros ont été consacrés à la réhabilitation du bâtiment principal. Les anciennes menuiseries ont été remplacées par des menuiseries aluminium à rupture de pont thermique avec double vitrage, les façades ont été isolées par un bardage extérieur, les toitures et les terrasses ont été végétalisées, un système d'eau chaude sanitaire solaire a été installé…"Ces mesures amélioreront de 50% le coefficient C des bâtiments existants", a précisé Joël Ghienne.
Le site de l'Ademe.fr

07 mars 2008

Soleil ovale !

Toulouse_2Et si le soleil était ovale. Toulouse, la Ville Rose si chère à Claude Nougaro, est une ville de rugby. Elle est en train de devenir une ville solaire. Une première centrale solaire installée sur le toit de la principale piscine de Toulouse avec un dispositif de 400 m² de panneaux photovoltaïques a commencé à fonctionner mardi 4 mars dernier. C'est à ce jour la plus grosse installation de la Région. Elle affiche une puissance de 70 KW et aura une production annuelle de 89.000 kilowatts/heure, ce qui correspond à l'équivalent de la consommation de 22 ménages de quatre personnes.

"D'un coût total de 600.000 euros, l'installation préfigure d'autres réalisations municipales, parmi lesquelles une autre piscine, une patinoire, l'auberge de jeunesse et d'autres bâtiments", indique la mairie de Toulouse dans un communiqué. En mai 2007, le conseil régional de Midi-Pyrénées avait été le premier à faire installer sur son toit une centrale solaire photovoltaïque de 300 m² pour une puissance de 39 kWc. La réalisation de cette centrale avait été rendue possible grâce à un montage juridique, la loi interdisant aux régions et aux départements de produire de l'électricité. La production d'électricité, qui a débuté en juillet, devait permettre de réduire les émissions d'environ cinq tonnes de CO2.